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Comme chaque année, les élèves de CM2 ont participé au concours départemental « Mémoire vivante » organisé par l’Union Nationale des Combattants.

 

 

En septembre et octobre, ils ont donc fait des recherches sur la Première

Guerre mondiale afin de répondre au questionnaire et de rédiger un devoir

d’une vingtaine de lignes.

 

 

1. Quels nouveaux types de guerre font leur apparition en 1917 ?

2. Quelle grande puissance entre en guerre aux côtés de la France en 1917 ?

3. La guerre dure depuis 4 ans. Quelles grandes batailles se livrent en 1917 dans l’Aisne ? Dans l’Artois ?

4. Cite deux lieux de mémoire rappelant le sacrifice des soldats étrangers sur notre territoire.

5. Qui arrive à la tête du gouvernement français le 16 novembre 1917 avec pour but principal de gagner la guerre ? Quel surnom porte-t-il ?

DEVOIR : Après quatre années de guerre ou d’occupation, les habitudes de vie ont changé. Quels sont ces changements dans la vie de tous les jours pour les femmes et les enfants à cette époque ?

 

Voici également les devoirs des CM2 :

- Lev (meilleur devoir de la commune)

 

Le journal d'Étienne

 

Le 15 septembre 1917 un avion boche a survolé le village à 22h46. L'alarme a sonné, je me suis réveillé et puis j'ai demandé à ma maman c'était quoi, elle était en train d'éteindre les lumières. Elle m'expliqua qu'un avion boche était tout près du village. Puis on se cacha dans la cave. L'avion lâche des obus, on entend leur « boum ». Le lendemain matin, nous sortîmes de la cave. Nous ne voyons plus notre maison. Il ne restait plus que la cave.

Le 20 septembre 1917 maman est dans les champs. Elle prend les patates qui restent. Les boches avaient tout labouré le 15 septembre 1917 avec les obus.

Le 25 septembre 1917 presque que tous nos voisin sont morts. Il ne reste plus que Tata Josette. La famine arrive à Auchy-lez-Orchies. Toutes les réserves sont vides. Maman est très malade. Tout ça à cause du bombardement du 15 septembre 1917.

Le 27 septembre 1917 des chars d'assauts boches arrivent. Nous allons nous réfugier dans la cave (notre maison) avec nos quelques patates. Le lendemain, ils sont là... D'un coup j'entends notre escalier grincer, un soldat arrive. Puis ça s'arrête, mais la porte commence à s'ouvrir. Puis on voit une dame, c'est Tata Josette. Maman dit « Ouf » et moi pareil. Tata Josette nous expliqua que les chars étaient français, mais pas boches. Elle nous expliqua aussi que papa était dans un de ces chars. C'étaient ses jours de repos. Moi et maman nous nous regardâmes, puis nous criâmes de joie.   

- Hugo (second ex-aequo)

 

Nous sommes le 23 août 1917 et une bombe vient d'exploser. J'ai 7ans, j'habite Esnes-en-Argonne un petit village près de Verdun.

Le village est détruit par les bombardements des allemands. Papa est au front alors maman et moi partons nous réfugier chez papi et mamie.

Depuis peu de temps, on utilise des tickets de rationnement pour manger. Je mange un peu de pain tous les jours. J'ai de la chance, je mange de la viande, un peu plus souvent que les autres enfants, car chez papi et mamie il y a trois poules, un coq et deux nouveaux poussins. On fait attention à ne pas trop manger. Papi veut que l'on mette un peu de nourriture et de boissons à la cave. Il m'a expliqué que l'alarme du village peut se déclencher si les avions ennemis lancent des bombes ou des obus sur nous. Si l'alarme sonne, on doit éteindre toutes les lumières puis on se cache à la cave. Et on attend …

                                                                                                                   Hugo Mullet

Voici les réponses qui étaient attendues :

1. La guerre sous-marine et l’emploi des chars.

2. Les Etats-Unis d’Amérique.

3. Dans l’Aisne, la bataille du Chemin des Dames et dans l’Artois, la bataille de Vimy.

4. A Vimy (Canadiens), Fromelles (Australiens), La Bassée (Indiens), Le Quesnoy (Néo-Zélandais)…

5. Georges Clémenceau, surnommé « le Tigre ».

- Eléane (seconde ex-aequo)

 

Coucou papa,

 

Nous espérons que tout se passe bien. J'espère que tu vas bientôt rentrer parce que maman travaille à ta place et le soir quand elle rentre elle est très fatiguée et puis les dames ne sont pas beaucoup du coup c'est dur. Il y a beaucoup de dames qui sont souvent malade donc elle doit les remplacer. Nous voyons maman de moins en moins de puis que tu es parti à la guerre. Nous espérons que tu es encore vivant et en bonne santé. Pourras-tu nous envoyer une carte pour nous dire les conditions de vie là où tu es parti te battre ? Tu fais la guerre contre qui papa ? À la maison ce n'est plus comme avant depuis que tu es parti. Nous t'envoyons cette carte pour te donner des nouvelles. Avec maman qui travaille beaucoup nous devons faire nos devoirs tous seuls parce que maman rentre tard elle n'a plus le temps de les faire avec nous. On doit aussi aller à la garderie mais comme la maîtresse nous donne beaucoup de devoirs nous n'avons jamais le temps de les terminer à la garderie. Il y a eu beaucoup de bombardements. Alors le village a été presque détruit. Nous t'adorons papa bisous.

J'espère que tu vas rentrer bientôt.

Eléane

- Cindy

 

Bonjour papa

 

Tu nous manques énormément. On pense tous les jours à toi. On espère que la guerre va bientôt se terminer pour que tu puisses  revenir à la maison. Enfin, nous pourrons reprendre une vie normale. Aujourd'hui, chez nous il fait beau. Je vais pouvoir jouer avec mes camarades. Mais avant je vais aider maman à cultiver les champs, et à faire les tâches ménagères à étendre le linge, et à faire la cuisine. Nous avons peur à tout moment des bombardements; nous sommes prêts à nous cacher dans  la cave à tout instant. Maman, ainsi  que toutes  les femmes sont épuisées. Elles doivent s'occuper des enfants, travailler dans des usines pour faire des vêtement pour les soldats. Il est de plus en plus difficile de se nourrir. Un rationnement a été mis en place par la mairie. Les quantités de nourriture sont limitées. «Toi aussi tu dois avoir faim» Vivement que cette guerre soit finie.

On t'embrasse.

On t'aime très fort Cindy

- Célia

 

Bonjour papa, je t'envoie cette lettre pour te dire de nos nouvelles, j'espère que tout se passe bien pour toi. C'est compliqué de manger car on n'arrive pas à cultiver les champs, et les Allemands encombrent les villages. La guerre continue à l'arrière des fois il y a des bombardements, ils font des rationnements c'est à dire les Allemands se servent pour manger et ils nous donnent le reste. Les Allemands font comme si ils étaient chez eux ils s'installent dans les habitations ils se vengent en tuant des gens dans le Nord de la France et en Belgique et ils détruisent les villages avant de partir. Les femmes et les enfants doivent travailler dans les usines pour fabriquer des bombes ou être infirmière pour vous soigner vous et les alliés. Papa: moi maman et Sarah la petite sœur nous avons de la chance. Quand il y a des bombardements l'alarme sonne, on éteint les lumières et on se met à l'abri si on peut dans une cave.

Au revoir papa.

                                                                                                                              Célia Morelle

- Constance

 

Bonjour papa,

La guerre est longue, petite sœur pleure d'envie de te revoir, moi c'est dix fois pire je veux te voir maintenant. Les tickets de rationnement sont rares. Les allemands ont pris le canapé et les autres meubles de la maison sauf les meubles indispensables pour vivre. Maman est fatiguée de tout faire, moi vendre des journaux ça ne me réussit pas assez pour nourrir toute la famille. Grand-frère est parti dans les tranchées. L'as-tu vu ? Il est parti il y a à peu près un an et deux mois. Il est parti avec tout ce qu'il pouvait prendre. Comment se passent les tranchées ? C'est bientôt fini ? Nous t'attendons, nous t'aimons. On est prêt à parcourir le pays pour te retrouver, mais si tu peux rentrer à la maison rentres y !   Mais bon assez parlé de nous, parle nous un petit peu de toi. Grand-père vient nous voir pour nous demander des nouvelles de toi. Tu nous manques, tu sais ?

                                                        À Bientôt ...      

                                                               Constance Terrier-Guermonprez